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Hanami et le quartier des plaisirs de Yoshiwara

Dernière mise à jour : 29 mars

Loin d'être un simple évènement de la nature, la floraison des cerisiers qui symbolise la fin de l'hiver et le "retour" à la vie a une importance culturelle voire mythique dans la vie des Japonais.


Ce qui se passait dans le quartier de Yoshiwara entre le 17ème et le 19ème siècle au moment des cerisiers en fleurs témoigne de ce caractère particulier.

C'est ce que montre l'estampe jointe : les promeneur et les cerisiers en fleurs dans le quartier des plaisirs


Ci-dessous, une deuxième estampe qui présente une vue similaire.




En 1603, lorsque le Shogun Tokugawa Ieyasu établit Edo comme la capitale du pouvoir, la ville connaît un essort remarquable.


Pour assurer un développement "moral" de la ville, il établit en 1617 un quartier réservé et il interdit de manière très stricte les activités contraires aux bonnes moeurs dans tout le reste de la ville.


Ce quartier qui déménagera en 1657 pour s'aggrandir est fermé par des hauts murs.

Il est de forme carrée. Il mesure 300m sur 300m soit 9 hectares ! La scène de l'estampe se situe sur la partie sud du plan. C'est la "Grande Porte" de l'avenue centrale.





L'accès au quartier est réservé aux bourgeois et aux commerçants. Les samouraïs y sont interdits, même si rapidement, ils pourront y accéder à condition de laisser leurs armes à l'entrée.


Par contre, pendant la floraison des cerisiers le quartier est ouvert toute la journée à tout le monde, y compris aux familles et aux enfants : en février de chaque année de grands bacs contenant les cerisiers sont apportés devant la grande porte et sur l'allée centrale : on voit bien sur les estampe ces bacs "portatifs". On note sur les estampes l'atmosphère bon enfant et le caractère animé et enjoué de tous les personnages.


Cette période est tellement particulière que les références s'estompent et que la volonté de "communier" sur le renouveau de la nature dépasse les contraintes morales.


En 1932, le quartier avait peu changé, et on voit combien les dessinateurs d'estampes étaient fidèles à la réalité.

Ce quartier fermera en 1957. Dans le prochain post, je reviendrai sur ces 350 ans d'histoire de Edo/Tokyo amplement décrits dans les estampes, en particulier sur l'organisation et la vie de cette enclave si particulière...

...qui se trouvait au nord de Asakusa :



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