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Prince Genji  avec Geisha et Komuro

Utagawa Kunisada II(1823-1880)

1857

VENDUE

 

Auteur :

Utagawa Kunisada II (1823-1880)

A commencé sous le nom de Kunimasa III. En 1846 il est adopté par Kunisada , suite à son mariage avec la fille du maître. A partir de 1850, il prend le nom de Kunisada II.

En 1870, il prend le nom de Toyokuni IV (après la mort de son beau-père Kunisada,alias Toyokuni III en 1866).

Il continua à peindre jusqu’en 1874. Il a été moins prolifique que son ainé mais il fut l’un des derniers maîtres des estampes à se cantonner à des créations traditionnelles (beauté, scènes de la mythologie japonaise ou de la littérature). C’est un des derniers maîtres de l’âge d’or de l’estampe.

Mais il ne s’est jamais dévoyé dans les estampes à la gloire de l’Armée Impériale et de ses guerres.

Van Gogh a été un admirateur de Kunisada II comme écrit dans une lettre à Theo

http://vangoghletters.org/vg/letters/let685/letter.html

 

Entre 1852 et 1870, il signe Baichoro Kunisada

 

Sujet de l’estampe :

Le Prince Genji debout, avec une Geisha et sa servante (Komuro).

Noter la richesse des kimonos des trois personnages ainsi que la richesse des aménagements intérieurs : hibashi (brasero en bas à drtoite),coursive en arrière plan, détails des portes de placard.

Perspective en contre plongée typique des estampes

Le Dit du Genji, qui se présente comme un récit véridique (物語, monogatari) raconte la vie d'un de ces princes impériaux, d'une beauté extraordinaire, poète accompli et charmeur de femmes. Toutefois, bien que le roman soit présenté comme une histoire vraie, on pense généralement que Murasaki Shikibu s'est inspirée de Fujiwara ni Michinaga un homme d'État réputé

Il s'agit pour beaucoup du premier roman psychologique du monde. Le caractère intemporel des relations humaines y est pour beaucoup et, si les us et coutumes de la Cour peuvent nous être étrangers, les vicissitudes que rencontrent les personnages sont bien plus familières. Par bien des aspects, l'œuvre est une critique incisive et complète des mœurs décadentes de la Cour de Heian, mais avec un regard intérieur, intime car, après tout, l'auteur est elle-même un membre de la Cour. Si on prend en compte la date de l'œuvre, les sujets abordés sont très en avance sur leur temps. Il y a là la femme bafouée, le mari jaloux, la courtisane, le séducteur impénitent, la fascination du pouvoir, les différentes classes sociales, l'argent.

 

Sceaux :

Signature : Baichoro Kunisada

Censure : Aratame accompagné du sceau 11ème mois de l’année du serpent (1857)

Editeur : Tsujiokaya Bunsuke. Actif à partir de 1830. En 1852 il rachète un autre éditeur et devient un des plus puissants de la place. De 1883 à 1885, il dirigera le Syndicat des Editeurs d’Estampes.

Il a vécu de 1814 à 1896 mais l’entreprise a continué son activité jusqu’en 1920.

Il a édité Kuniyoshi, Kunisada, Hiroshige  II et III, Sadahide, Yoshitoshi et tous les principaux artistes de cette période.

 

Musées :

Museum of Fine Arts Boston, British Museum, Art Gallery of Greater Victoria, Fine Arts Museum of San Francisco, Waseda University Theatre Museum, Tokyo Metro Library, Ritsumeikan University, Austrian Museum of Applied Arts,

Kunisada II - Genji

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